On peut comprendre que la direction de l’ONF n’apprécie que modérément les militants du Snupfen. Notre syndicat n’est pas un syndicat d’accompagnement, mais bien de transformation sociale, avec des ambitions pour les personnels et la forêt, loin de la régression sociale et le productivisme ambiant. Nous n’hésitons pas à lutter farouchement, quitte à aller régulièrement en justice pour faire valoir nos droits.
On peut citer notamment nos recours victorieux contre l’Instruction police (17T91) qui prévoyait initialement que pour un procès-verbal, l’agent verbalisateur devait avoir la validation d’un cadre pour que le PV soit transmis au procureur. On peut également citer notre recours contre une tentative d’incitation à l’escroquerie à l’assurance maladie, initiée en Moselle. Idem pour le guide de verbalisation en Grand-Est qui reprenait la vision délirante selon laquelle la police judiciaire était soumise à l’appréciation de la hiérarchie, et qui vient d’être abrogée grâce à nous.
Agaçantes également nos actions auprès des parlementaires, devant l’Assemblée nationale et au Sénat, qui ont permis de mettre fin à vingt ans de suppressions continue des effectifs. Et bien sûr, la défense quotidienne des personnels en difficulté ne nous rend guère populaire auprès de la direction.
Mais c’est notre rôle et notre devoir !
Ainsi, il est inadmissible que nos représentants soient mis en difficulté dans l’exercice de leur mandat.
Le premier problème émane de la non-compensation des absences syndicales, nous obligeant à œuvrer en plus du travail, et/ou en reportant les charges de travail sur les collègues du service, créant des tensions entre collègues. Aujourd’hui, même les autorisations d’absences sont de plus en plus contestées voire refusées, au motif qu’il n’y a plus de temps pour ces absences, du fait de la baisse des effectifs et l’explosion des charges de travail induites…Un comble !
Mais la violence de la répression ne s’arrête pas aux mesquineries habituelles distillées ici et là par des petits directeurs sadiques. Quasiment partout sur le territoire les militants sont de plus en plus oppressés, mis en cause, voire sanctionnés injustement. Mention spéciale pour la direction Grand-Est qui collectionne les exactions. On en est même à suspendre un représentant du jour au lendemain, en le mutant sans autre forme de procès, sans motif valable !
Pire en Guyane, alors que la direction s’est particulièrement illustrée dans des affaires délirantes, notre représentante se voit éconduite alors qu’elle ne démérite pas, et que le risque de burn-out de ses collègues, du fait des sous-effectifs, est reconnu !
Nous vous tiendrons informés régulièrement de l’évolution de la situation dans cet article, alors quand vous passez devant nos affiches, n’hésitez pas à scanner le code QR, il y aura peut-être du nouveau !
Et mention spéciale pour le directeur d’agence du Jura, qui vient cette semaine de faire une entrée très remarquée dans le concours « répression syndicale partout »…